Des caves creusées à flancs de coteaux

A Aubière on montait à la cave

   Les caves d'Aubière constituent un ensemble à caractère privatif et au fil des années un patrimoine publique s'est constitué

Il semble que dès la fin du 16ème siècle, les vignerons d'Aubière aient cherché des solutions pour stocker le vin. Il y a quelques années, on pensait encore que c’était la "Cave à Madame" (ancienne cave du seigneur d’Aubière, aujourd’hui Musée de la Vigne et du Vin de Basse-Auvergne) qui avait donné à certains l'idée de creuser les coteaux qui enserrent le bourg d'Aubière, au nord et au sud. Mais des actes notariés nous ont appris que des caves existaient dès le 16ème siècle. Jusque là, les vignerons aubiérois devaient se contenter des caveaux ou cuvages, à peine enterrés sous les maisons du bourg.

Si la plus ancienne cave datée porte l'année de 1742 sur son linteau, des actes notariés du 16ème siècle nous indiquent l'existence de plusieurs caves sur le flanc sud, dont la construction est antérieure à 1600.

Les habitations d'Aubière étant construites sur les rives de l'Artière la nappe phréatique interdisait le creusement de caves en sous sol pour conserver le vin sauf pour quelques rares exceptions. Pour cette raison les caves d'Aubière sont situées sur les coteaux nord et sud  de la vallée de l'Artière.

  •    Les caves situées sur le coteau nord constituent les caves de la croix de l'arbre

  •    Les caves situées sur le coteau sud, plus nombreuses, constituent les petites et les grandes caves

Sur les 141 entrées de caves actuellement recensées 22 ont un linteau daté dont 6 avec une date antérieure à 1831. Certaines ont été construites dans le courant du XVIIème siècle avant la révolution de 1789, on a recensé 4 linteaux datés respectivement de 1742,1758,1766 et 1778

Coteau Nord (secteur des caves de la croix de l'arbre)
 

On distingue 3 groupes de caves suivant la voie par laquelle on y accède :

  • Les caves de la rue du Mirondet

  • Les caves de l'avenue jean Noëllet avec la "cave à Madame" construite en 1595, longtemps considérée comme la plus ancienne cave d'Aubière. Rachetée par la Mairie d'Aubière, elle est transformée depuis 1995 en musée de la vigne et du vin de Basse Auvergne

  • Les caves de la rue Pasteur

Coteau sud (secteur des petites et des grandes caves)
 

Le plan le plus ancien connu qui fournit des renseignements sur les caves est le cadastre de 1831. Il fait apparaître les deux secteurs les plus anciens,

  • Les petites caves de part et d'autre de la rue de Pérignat avec les rues Bacchus, de La Biche, du Coq, du Cerf, du Grand Corridor et une partie de la rue du Paradis

  • Les grandes caves, "caves bâtiments" organisées en quartier, alignées suivant des rues. le secteur comprend l'autre partie de la rue du Paradis ainsi que  les rues, de l'Adèle, Guyot, des  grandes caves, de La Gaité et du Thieu.

De part et d'autre de ces caves s'étendaient des vignes avec dans certains cas leurs propres caves qui furent aménagées par la suite.

 

On retiendra plusieurs poussées de fièvre de creusement de caves.

  • 1847 : entre la rue de la gaité, ancien chemin d'exploitation privé, et la rue des grandes caves.

  • 1854 : aménagement des caves de la rue du paradis simultanément avec l'urbanisation de la rue du Chambon

  • 1877 : aménagement du quartier de l'Adèle.

Sur le cadastre de 1831 la partie à l'est de la rue de Pérignat est désignée "secteur des petites caves"  en collision homonymique avec les caves du secteur de la croix de l'arbre actuellement répertoriées comme étant les petites caves.

La partie à l'ouest de la rue de Pérignat comprend  les caves de l'extrémité est de la rue du Paradis. Les plus anciennes rompent le bel alignement des caves réalisées en 1854. l'ensemble comporte également les caves de la rue Bacchus jusque vers la plateforme.

Une dernière partie est constituée par les caves de la bade de part et d'autre du haut de la rue de Pérignat  pour la plupart abandonnées.

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